Préparation physique : Qualités sollicitées

3 Commentaires

Dans la théorie de l’entrainement du footballeur et dans l’esprit de nombreux entraineurs, la préparation physique et athlétique sont des domaines distincts. Or il serait faux de raisonner de la sorte, il faut voir que tout dans le football à un aspect physique. Je vous propose dans cet article de voir quelles sont les qualités sollicitées au football ainsi que leur classification.

Le côté athlétique du football peut être divisé en 5 parts :

–          L’endurance

–          La force

–          La vitesse

–          La coordination

–          La souplesse

Chaque élément est présent en permanence dans l’effort au football mais selon les situations, une ou l’autre composante sera dominante.

 

L’endurance

Le football est composé de périodes de courses intermittentes courtes (fractionnées) de haute intensité répartis sur 90minutes. L’endurance sert au footballeur à rester efficace dans la répétition des sprints, des sauts, de l’explosivité tout au long du match. Une bonne capacité aérobie permet une meilleure récupération de la puissance musculaire entre les efforts.

On distingue deux composantes dans l’endurance : la capacité et la puissance. On peut les distinguer dans l’approche du travail de l’endurance. Plus on s’approche d’un travail à allure VMA(voir article) plus on travaille en puissance, plus on s’éloigne du travail à allure vma plus on est en présence d’un travail de la capacité.

Toutes deux permettent le travail de l’endurance.

 

La force

Elle va être au service de l’effort du footballeur. C’est la capacité pour un groupe de muscle à générer une tension contre une charge. Plus un muscle est fort et plus le joueur va sauter plus haut, frapper plus fort, courir plus vite.

Il faut distinguer deux approches : la force générale qui a attrait à la motricité et la force spécifique qui s’adresse à un geste précis(frappe, sprint, saut)

Pour développer cette capacité on privilégiera le travaille sans charge maximum mais jusqu’à la fatigue. Délaissant ainsi le travail à charge max trop traumatisant pour des joueurs de foot. La première méthode travaille des efforts de charges répétés.

La pliométire semble être alors le meilleur compromis : le principe est simple: par exemple lors d’un saut, dès que vous êtes de nouveau en contact avec le sol, enchaînez le prochain saut d’une manière explosive et rapide

On peut intégrer une sous composante appelé l’endurance force : c’est la capacité à multiplier les impulsions, les efforts musculaires avec la même efficacité durant tout le match.

 

La Vitesse

Le footballeur doit être rapide dans les appels et ballon au pied. Il doit donc développer des fibres musculaires rapides pour courir plus vite. Dans le travail de la vitesse on se calquera bien entendu au maximum sur les contraintes d’un match.

Il faut veiller à travailler autant les sprints que lors d’un match donc sur des distances équivalentes, dans situations équivalentes(avec ou sans ballon, avec ou sans adversaire). Aucun intérêt de faire des sprints sur 100m. Les temps de récupérations doivent être respectés sans quoi le travail sera inefficace. De plus pour travailler les réflexes et la gestuelle il faut multiplier les situations : sollicitations visuelles, auditives, type de départ.

On peut aussi ajouter une sous composante appelé l’endurance vitesse qui le travail de l’explosivité. Ainsi le joueur travaille son réflexe sur les démarrages et est de plus en plus efficace sur démarrage. Là aussi on va travailler cela à l’aide de la pliométire mais on aura aussi recours aux bonds avec cerceaux, lattes ou bancs.

 

La coordination :

Elle va permettre d’être efficace, rapide et réactif tout en utilisant le moins de ressources physiques. Ainsi le joueur est plus réactif à des situations déjà rencontrées ou inédites. Il sera meilleur dans l’anticipation et l’approche ainsi que dans la réalisation des mouvements.

 
 

La souplesse :

Ne sert en rien dans un échauffement ou dans la récupération mais permet de ne pas déséquilibrer les chaines musculaires(antérieurs et postérieurs) qui risqueraient de déboucher sur une faiblesse et donc une compensation. En étant plus souple, le footballeur réalise plus simplement des gestes évidents sans risque d’élongation ou autres blessures du à une trop grande rigidité.

 

Voici un descriptif des capacités développés par un footballeur pour être 100% efficace dans un match. On voit bien qu’il est impossible de travailler spécifiquement telle ou telle composante car son travail implique forcément le travail d’une autre composante. Néanmoins comme au football une situation donnée aura une dominante. Le secret de l’approche physique est de coller au maximum aux efforts du football.

 

L’entrainement doit être appréhendé dans sa globalité : il n’y a pas d’un côté la préparation physique et de l’autre l’aspect tactique : tout est imbriqué – Christian Gourcuff

Le foot, mais plus précisément l'entrainement de foot me passionne. Depuis plus de 10 ans, j'apprends, j'applique, j'échange au maximum pour améliorer sans cesse mon approche de la gestion de groupe. Avec ce site, je propose d'apporter le maximum d'informations aux entraîneurs à la recherche de supports pour devenir plus efficaces.

Cédric DuboisPréparation physique : Qualités sollicitées

Commentaires 3

  1. roquet

    bonjour cédric
    je présume qu’une bonnecapacité aérobie n’est pas significatif de course continue autour du terrain pendant 30minutes ou plus ???
    merçi jean c laude

  2. Youssef

    C’est par l’interval training qu’on peut aussi développer les capacités Aérobie. Il suffit d’avoir le VMA.en mètre par seconde du joueur pour s’entraîner à une distance bien déterminée et selon un % d’effort en aérobie et cela avec des répétitions des séries et des récupérations entre les répétitions et entre les séries « r »et « R »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *