Préparation physique : la ronde des tours de terrains

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Que celui qui n’a jamais souffert au bord des terrains lors des préparations physiques d’avant saison lève la main. C’est bien ce que je pensais…Aussi contraignante et besogneuse qu’essentielle, la préparation physique vise à amener le joueur dans des conditions physiques optimales pour débuter la compétition. Mais qu’est-ce qu’une bonne préparation physique ?

 

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Premièrement, qu’est-ce qui caractérise l’effort en match ?

Il est constitué de :

40% de courses lentes

35% de repos

20% de courses à moyenne allure

5% d’efforts explosifs

On peut donc conclure que l’effort au football est constitué d’efforts explosifs répétés.

L’endurance

Bien avant que l’on ne se penche sur l’analyse des besoins d’un footballeur en terme de préparation physique, celle-ci se résumait à de longs footings avec un grand mot : l’ENDURANCE. Le principe courir longtemps sur des distances longues au même rythme. Bien que de moins en moins utilisée, par méconnaissance-ignorance on la voit encore trop souvent dans les clubs amateurs et chez les jeunes…L’endurance se caractérise par une sollicitation faible des muscles et donc un développement des fibres lentes. Le cœur est sollicité à pulsations régulières (autour de 130 pour un cœur normal) et ne subit pas de variations. On a donc un effort régulier et peu violent.

 

Si on se réfère au paragraphe précédent on voit que 95% des efforts en match sont à faible ou moyenne allure. La logique s’est donc premièrement tournée vers ces 95% de jeu pour les entraîneurs. Ceux-ci ont donc basé leur préparation physique sur de l’endurance à haute dose sur lesquels reposent des efforts explosifs.  Le socle est l’endurance puis les exercices, ce qui supposent une préparation avec des courses d’une heure, une heure et demie pendent 3-4 semaines.

 

Ce type de préparation physique a été au moins avalée…subi par 90% des lecteurs dans leur vie.

 

Mais dans cette configuration on est en plein paradoxe pour le football : on veut préparer de brefs efforts explosifs de grande qualité, en utilisant des exercices lents en grande quantité.  L’endurance développe musculairement les fibres lentes or on a besoin pour l’explosivité de fibre rapide ! De plus développer des fibres lentes à partir de fibres rapides est très facilement faisable, l’inverse est très compliqué.

L’importance de l’explosivité

Si on se réfère à notre paragraphe de base, après avoir enlevé les 95% de courses lentes ou à moyenne allure ; il nous reste les moments réels d’effort : les 5% de courses explosives. Or tout le monde est d’accord pour dire que ce sont ces efforts qui vont faire la différence dans un match : accélération balle au pied, appel en profondeur, course de pressing, prise d’élan, course pour fêter un but. Même si la dernière mention est optionnelle, pour le reste si votre explosivité est digne d’une limace au réveil on ne peut pas dire que vous soyez au point pour faire la différence.

 

Il faut donc inverser la pensée habituelle, c’est-à-dire partir avec comme idée principale que les efforts explosifs font la différence. La préparation physique doit permettre d’améliorer l’efficacité de chacune des actions : sauter plus haut, démarrer plus vite.

 

Le foot, mais plus précisément l'entrainement de foot me passionne. Depuis plus de 10 ans, j'apprends, j'applique, j'échange au maximum pour améliorer sans cesse mon approche de la gestion de groupe. Avec ce site, je propose d'apporter le maximum d'informations aux entraîneurs à la recherche de supports pour devenir plus efficaces.

Cédric DuboisPréparation physique : la ronde des tours de terrains

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